Soirées ADAMI

Visuel Soirée ADAMI L'Adami présente
"Les Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac"


L'Adami et Réseau Printemps remercient chaleureusement le public, venu nombreux, au Bataclan (Paris), à la Laiterie (Strasbourg) et au Bikini (Toulouse) pour assister au concert réunissant quatre groupes repérés lors des sélections des Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac.
Un grand merci à tous ceux qui ont collaboré à cette opération, sans qui rien n'était possible.

Ne perdez pas du vue :
Le duo folk de charme, Cocoon
Le poète échevelé, Imbert Imbert
Les quatre électrifiés de Gomm
Les trois drôles et brillants de Sharko

D'ailleurs, un p'tit clin d'oeil à ces derniers (Sharko), retenus pour l'opération Les Détours de l'Adami 2008. Opération d'envergure internationale au profit de talents émergents, initiée par l'Adami, avec la complicité des plus grands festivals européens : Le Printemps de Bourges - Montreux Jazz Festival - Les Vieilles Charrues - Benicassim - Eurockéennes - Paleo Festival - Nuits Botanique - Sziget.

L'aventure continue donc...

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Depuis plusieurs années déjà, l'Adami soutient l'association Réseau Printemps. Coordination nationale des 30 antennes du Printemps de Bourges, Réseau Printemps a pour mission, depuis 1985, le repérage et la sélection de jeunes talents des musiques actuelles pour les présenter sur les scènes "Découvertes" du Printemps de Bourges. En 2001, un partenariat avec la Fnac est venu renforcer ce dispositif. Sous l'appellation "Les Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac", Réseau Printemps et la Fnac oeuvrent de concert pour promouvoir et offrir aux artistes les outils et la visibilité indispensables pour mieux intégrer le monde professionnel.

Au menu de cette soirée :
La pop rock belge à l'humour décalé de SHARKO et le rock ravageur de GOMM. Pour les accompagner, on retrouvera également à l'affiche deux Découvertes de cette année avec COCOON, un duo mixte à peine sorti de l'adolescence qui propose une pop folk intimiste et lumineuse, ainsi qu'IMBERT IMBERT, un poète et sa contrebasse , une poésie entre mal de vivre, révolte et tendresse. De la chanson à l'état pur !

L'Adami est une société de gestion collective des droits des artistes-interprètes (comédiens, chanteurs, musiciens, chefs d'orchestre, danseurs... ). Elle gère aujourd'hui les droits de près de 60 000 artistes-interprètes dont plus de 23 000 associés. L'Adami s'investit toujours davantage pour valoriser la création et encourager les talents émergents.
Grâce à la copie privée, l'Adami aide près de 1000 projets artistiques chaque année. En 2006, plus de 4 millions d'euros sont allés au seul spectacle vivant (hors festival). Ces aides ont contribué à l'emploi direct de plus de 6 500 artistes et ont permis de produire 600 spectacles vivant, toutes disciplines confondues, soit en moyenne 20 manifestations qui se donnent par jour et qui bénéficient du soutien de l'Adami.

LES ARTISTES

IMBERT IMBERT
(Découverte 2007 du Printemps de Bourges et de la Fnac)
Contrebassiste polyvalent du groupe DE RIEN (chanson), anciennement chez JIM MURPLE MEMORIAL (rock steady, ska, rythm'n'blues), il a aussi pratiqué le free-jazz avec son trio SPLIT, le rock déglingué de SCENIC RAILWAY, et a joué avec bon nombre de groupes que l'on ne s'aventurera pas à citer ici. Et puis son stylo ne dormant que d'un oeil et sa contrebasse que d'une corde, IMBERT IMBERT accouche de poèmes mélodiques et de mélodies poétiques.
Certains de ceux-ci parlent du mal de vivre, certaines de celles-là au contraire chantent la vie à pleines mains. Certains ont l'amère chagrin d'amours perdus, certaines la nostalgie de lendemains heureux. Grand imprécateur des privilèges et des passe-droits, IMBERT IMBERT refuse le monde tel qu'il est. Ce révolté (révolté de ne pas l'être assez) a de grandes fenêtres ouvertes sur la lumière. Sa tendresse, fragile, souriante, à fleur d'archet, est aussi grosse et lourde à porter que sa contrebasse. Les chanceux qui l'ont croisé sur scène aux bras de sa contrebasse, savent que ce personnage est une émotion à lui tout seul, une émotion vêtue de cuir, car il ne fait pas dans la dentelle, mais une émotion quand même : pleine et entière, avec la faiblesse qu'elle engendre parfois, et la force qu'elle nécessite pour être exprimée. Au fil des chansons, on fait connaissance avec ce magnifique auteur et excellent musicien et par là même avec soi-même, en toute humilité. Salvateur, étonnant, émouvant... Indispensable ?

COCOON
(Découverte 2007 du Printemps de Bourges et de la Fnac) Deux sublimes voix qui semblent faites pour chanter ensemble, une guitare sèche délivrant des arpèges déchirants, des claviers poignants, voire parfois un ukulélé entraînant... Presque rien pour atteindre tout le monde en plein coeur, partout ou ils jouent... Voici Cocoon. Grâce à des mélodies imparables, des textes mélancoliques ou légers et des morceaux émouvants qui rentrent quasi immédiatement dans le panthéon personnel de tout amateur de pop/folk...Et cela alors que Cocoon n'en est qu'aux prémices de ses aventures musicales ! A peine plus d'un an après avoir commencé à jouer tous les deux, Mark Daumail (22 ans, chant, guitare, banjo, ukulélé, beatbox) et Morgane Imbeaud (19 ans, harmonies vocales, claviers, arrangements) atteignent déjà une sorte de plénitude quand ils écrivent, enregistrent ou se produisent sur scène. Le groupe a déjà conquis le public des salles parisiennes telles que La Flèche d'Or, Le Glaz'art, Le Bus, Le Point Ephémère, La Cigale, Le Triptyque, etc. Et parmi les nombreuses dates déjà à l'actif du duo, les concerts effectués devant les publics attentifs et rapidement conquis de Jude, Emilie Simon, I love You But I've Chosen Darkness et Echo and The Bunnymen ont constitué une belle promotion pour l'épatant premier "5 titres" du groupe, "I hate birds E.P.". Le songwriting et les voix sont en effet parfaitement mis en valeur par la production classieuse de Denis Clavaizolle. Fort de cet effort inaugural réussi, Cocoon planche actuellement sur son premier album. Car, sans trop s'avancer, on peut dire qu'on tient là un groupe dans la lignée de Nick Drake, Elliott Smith ou Sufjan Stevens... Un groupe dont le talent devrait éclater au grand jour sous peu. Le grand décollage vers le succès est prévu pour la sortie du premier album à l'automne prochain. En attendant un mini-album, intitulé « From Panda Mountain », sortira le 16 Avril. Le talent de ce jeune groupe n'est pas passé inaperçu car Cocoon a déjà reçu plusieurs prix :
Groupe repère Coopérative de Mai 2006 - Vainqueur Big Jama 2006 - Gagnant du concours CQFD 2007 des Inrockuptibles - Découverte 2007 du Printemps de Bourges et de la FNAC - Lauréat du tremplin Eurockéennes 2007

GOMM
(Découverte 2004 du Printemps de Bourges et de la Fnac)
A la fin des années 1990, quatre musiciens du Nord de la France, forts de diverses expériences au sein de groupes de rock, fondent GOMM et multiplient répétitions et concerts. Leur musique, originale et exigeante, si elle se nourrit des influences des membres du groupe (rock, krautrock, punk, post-punk...), dégage déjà une maturité et une personnalité impressionnante, amenant un public grandissant à des concerts intenses. Quelques titres deviennent cultes (« I need », « Break machine », « Punk ») pressant le groupe à faire exister sa musique sur disque. Un premier EP « Break Machine », auto-produit, voit le jour en 2002. En 2004, alors qu'il vient de terminer l'élaboration de son premier album, le groupe donne deux concerts remarqués au Printemps de Bourges qui lui ouvrent les portes d'une reconnaissance méritée. L'album, baptisé « Destroyed to Perfection » sort en licence chez Pias en février 2005 et est accompagné d'une tournée d'une soixantaine de dates. Fidèle aux envies du groupe « Destroyed to Perfection » est un album à l'efficacité redoutable qui sait retranscrire l'intensité et l'urgence de ses performances scéniques. Voix féminine et masculine se cherchent, se complètent tantôt hystériques ou colériques, tantôt caresses. La musique s'appuie sur des rythmiques répétitives pour explorer divers univers. Début 2006, GOMM commence à préparer son nouvel album et entame un intense travail d'expérimentations puis d'écoute et de tri parmi les nombreux morceaux déjà écrits pour n'en garder que le meilleur. L'enregistrement se fait au mythique et confortable Black Box Studio près d'Angers avec le perfectionniste Peter DEIMEL ( connu pour son travail avec Chokebore, Deus, les Thugs, Sloy...) pour les prises de son et le mixage. Peter comprend très vite que la force de Gomm c'est l'aspect live qui en émane. Les prises sont réalisées majoritairement avec les 4 musiciens qui jouent ensemble, donnant ainsi son titre à l'album.: « 4 ». « 4 » révèle un groupe qui pousse plus loin encore sa démarche têtue que sur « Destroyed to perfection ».
Le son est compact, tendu et sec: le groupe refuse la surenchère et ne s'encombre pas de fioritures. Pourtant, les morceaux savent prendre des chemins détournés sans jamais s'égarer. La batterie impose sa rythmique, les guitares s'envolent, les claviers tournent, la basse enrobe le tout. Les voix se répondent ou s'engueulent. Les textes, aboutis, mélangent français et anglais et savent allier qualités rythmiques et formules chocs sans jamais perdre le sens. Sur les bases qui ont assis sa réputation, GOMM s'autorise toutes les audaces. De l'entêtant et expérimental « Words » qui ouvre l'album, avec ses boucles de voix obsédantes, à l'imparable « No disappointment », en passant par le rageur et frénétique « I feel Off » ou le tubesque « Why can't I relieve you? » et son final jouissif, jusqu'au très disco « Don't take a chance » qui termine l'album, Gomm multiplie les fausses pistes et les surprises, ici, en expédiant en moins de 3' ce qui doit l'être, et là, en prenant son temps pour poser l'ambiance du morceau au cours d'une longue introduction (« Fiction ») ou d'un final frénétique, hystérique et paranoïaque (« Good sides »). GOMM ose aussi d'improbables mélanges pourtant cohérents entre l'hypnotisme des rythmiques, les mélodies de claviers enivrantes, les guitares tour à tour tendues, tranchantes, saturées ou aux solos flirtant avec le hard-rock. Fermez les yeux, oubliez ce que vous savez sur GOMM et essayez de deviner à l'écoute de « 4 » d'où vient le groupe: Chicago, New-York ou Lille? Peu importe... avec ce nouvel album GOMM inscrit son travail dans la durée et confirme son statut d'électron libre sur la scène rock hexagonale, loin des sentiers battus, du formatage et de la hype.

SHARKO
(Découverte 2001 du Printemps de Bourges et de la Fnac)
Après un break de deux ans, SHARKO nous livre un nouvel album « Molécule »... Le quatrième... pour lequel David Bartholomé a laissé la lourde tâche de la production artistique à Dimitri Tikovoi, bonhomme connu pour son projet Trash Palace avec Murat, Molko, Argento ou plus récemment pour la production du dernier album de Placebo. Il a également travaillé avec Shakira, Archive et Goldfrapp. Le mixage a lui été confié à Andy Saunders qui a travaillé avec Elton John, Kylie Minogue, Robbie Williams, Morrissey et encore beaucoup d'autres. Ils ont travaillé avec une vieille console "SSL" qui appartenait à Toni Visconti qui avait enregistré TRex et David Bowie. Le résultat final est surprenant ! Un peu d'histoire...Sharko est un trio mené par son auteur-compositeur-interprète, le tellurique David Bartholomé, et dont l'épicentre se situe en Belgique, le pays du « poppy art-rock » et l'un des fiefs du surréalisme. Après cinq années passées aux USA à arpenter les clubs folk-grunge de la côte ouest, David Bartholomé rentre au pays en 1997 pour y semer son grain de folie. La bouture prend racine la même année : il est consacré meilleur espoir de la scène pop belge francophone dans le cadre du « Concourt circuit ». Sharko est né. S'en suit un premier album en 1999, Feuded. Outre les succès d'estime de l'album et du single « Wake up » obtenus en France, en Belgique et aux Pays-Bas, Feuded marque la rencontre entre l'électron libre qu'est David et le guitariste Teuk Henri. Les accords éthérés et chatoyants de Teuk s'allient si bien à l'univers surréaliste (sic) de David qu'ils décident d'enchaîner les concerts de façon boulimique. Sharko se forge peu à peu la réputation d'un véritable groupe de scène (festival des Botaniques, tête d'affiche au festival de Dour 2001, festival de Bourges...). Mixé par Mike Mogis (du groupe Bright Eyes), le second album Meeuws 2 voit le jour en février 2001 au Benelux, en mai 2001 en France. Le succès se conforte, notamment grâce aux singles « Minute », « Bootleg of ACDC » et « I went down ». « I went down » est présenté comme le meilleur single de l'année par la VPRO (Hollande) et Télé Moustique (Belgique). Il tourne en boucle sur radio 21 tandis que le clip est diffusé sur MCM et MTV. Rejoint par Julien Paschal à la batterie, le trio prend définitivement toute son ampleur sur scène, là où la personnalité de David Bartholomé s'affirme en pleine lumière. Sharko se lance de nouveau à l'assaut des salles européennes et sillonne les pays où sort l'album en 2002 et 2003 : Italie (Boa Goa festival), France, Hollande, Suisse (Paléo festival), Belgique... et Royaume-Uni. Meeuws 2 suscite l'enthousiasme des critiques anglaises dès sa parution en avril 2003. 7/10 pour le NME, 8/10 pour The Independent, sans oublier l'article élogieux de The Face. Fort d'un showcase sur 6 Music (BBC) en mai et du soutien de certaines radios régionales, Sharko entame une tournée en Grande-Bretagne pendant l'été 2003 : Liverpool, Edinburgh, Hull, Oxford, Leeds et surtout Londres où leur performance est primée « concert de la semaine » dans TimeOut. Sharko clôture son périple par le « Truck Festival » près d'Oxford avant de terminer son troisième album, Sharko III. Ce dernier opus nous conduit sur les chemins à la fois plus personnels et expérimentaux d'une maturité... déjantée. Ne nous méprenons pas : David Bartholomé n'est pas du genre à s'assagir. En réalité, le gaillard nous joue un tour de passe-passe en jonglant avec la malice, la variété et la profondeur de ses émotions.